L'inaccessible étoile

14 février 1945Répertoires Annuaires Canada

INACCESSIBLE ETOILE (réedition 2017)
 

 

   Résumé :


Il y a ceux qui naissent une cuillère en argent dans la bouche.
Ceux sur qui se penchent les fées.
Et puis il y a les autres comme le petit Claudy.
Entre la DDASS et la maison de correction, il grandit comme une herbe folle portée par un vent mauvais.

Il essaye de survivre dans un monde qu'il ne comprend pas, se demandant ce qu'il fait là.
Lancé dans le broyeur de la vie, il donne l'impression de toujours choisir la mauvaise
direction. Il souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment.
Mais il ne se voit pas comme une victime.


Il ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent
d'une rage de vivre envers et contre tout. Il se bat pour exister.
S'il tombe, il se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais il avance, toujours et encore.
Proche de la rupture, il puise au fond de lui même une énergie pour continuer.
Au bout du chemin, l'inaccessible étoile.
Il veut y croire, la trouver, alors il avance, à travers les orages et les tempêtes.
De sa naissance à ses 50 ans, parcourez avec lui la quête de l'inaccessible étoile.

"J’étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé".

Robert Frost.
 
 


Extrait

À bien y regarder, tous mes amis, relations autour de moi, sont des voyous, susceptibles d’aller très prochainement en prison. Pour certains d’ailleurs, ce ne sera pas  la première fois, notamment Jean-Charles W, renommé pour ses cambriolages de châteaux, notoire en tout cas pour la brigade du grand banditisme.
Je fréquente  des bars ou l’honnête travailleur n’à pas ses entrées et je ne fais plus parti des visages inconnus  dans le milieu, tout au moins dans celui des artisans du mitan.
Je ne parle pas du nombre de mes gardes à vue à la police, sans jamais être condamné cependant, sinon une fois ou deux à du sursis. Bref, je suis dans un virage de ma vie.
Dans ma vie privée, j’ai l’impression que tout ce que je touche se brise entre mes mains.
Tous ceux que j’aime finissent par me fuir ou disparaître. Je finis par avoir peur de m’attacher, je désespère dans l’avenir d’une vie de famille pour moi, me demande même pourquoi je suis né!
Je suis  un bon à rien, capable de rien de bon, et je n’arrive pas à lutter contre cette nature, ma nature immorale, libertine, anarchique.
Bien sûr, ce n’est pas l’avis de mes compagnons de chantiers, même parfois de grands, tel ce caïd qui me promet un bel avenir un soir au bar du « Viking » au vu de mon sang froid et de mon flegme sur un chantier, au vu de ma mentalité, de mon œil exercé à repérer les flics en civil dans la rue ou en planque. Il ignore que c’est parce que je m’en fous un peu d’aller en taule, de me faire flinguer, mais que je me sens responsable de mes collaborateurs de chantiers, et surtout de mes attitudes que je dois garder vierges vis-à-vis de la mentalité des anciens voyous.


 

Disponible à la vente en cliquant sur la couverture

 

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Commentaires (9)

jaqueline;Gll
  • 1. jaqueline;Gll | 22/05/2018
Il est des hommes en face de qui il nous parait insensé de se trouver, réel et vivant. s'est le cas pour une multitude de stars. sa l'est aussi pour des hommes plus simples, d'apparence, qui ne font pas la une des médias. des hommes pleins d'humilité, de gentillesse. je n'ai pas vraiment réalisée que j'avais un tel homme devant moi lorsque je lui ai acheté son livre au salon de fernelmont. se n'est qu'après avoir tourné la derniège page de se livre (innaccessible étoile) que j'ai réalisé que ma route avait croisé celle d'un homme extraordianaire. comment un tel homme peut il se relever après avoir vécu tant de choses si durs ? une vraie vie d'aventurier malgré lui. comment peut il encore vivre sans être aigris, et avec tant de gentillesse pour les autres ? en tout cas, respect monsieur. j'espère bien vous revoir dans un prochain salon pour pouvoir discuter plus longtemps avec vous. en tout cas, je vais me depecher de commander un autre de vos livre. merci monsieur pour ce partage.
John.h
  • 2. John.h | 22/05/2018
Voilà plusieurs fois que je croise, à l'occasion de divers salons, celui qu'on appelle le "casque d'or de la littérature wallonne". Pourtant, c'est un Français, installé depuis plus de 20 ans en Belgique.
Cet homme me surprend chaque fois. Il a longtemps cherché un éditeur, mais devant l'absence de réponse à ses nombreux manuscrits envoyés à diverses maisons, ce qui lui revenait assez cher, il a décidé de s'autoéditer.
Or, lorsqu'on visite son stand, il est un des écrivains wallons les plus prolifiques ! De plus, étant polygraphe, il en a pour tous les gouts, tous les genres !
Vous aimez les polars . Il en a écrit un ! Vous aimez la SF . Il en a écrit un ! Pareille pour les autres genres ! Roman de cape et d'épée, guerre, biographies, érotique, religion, etc. Même pour le théâtre.
Le fil rouge ? La recherche historique. Tous ses livres possèdent une forte documentation historique, même pour la SF.
À ce jour, il doit posséder une vingtaine de livres à son actif. Et c'est sans parler de ses poèmes, de ses chroniques. Quand il ne fait pas le comédien devant une caméra.
Un artiste relativement complet ! Enfin non, il ne chante et ne peint pas encore...
Et lorsque vous le rencontrez, vous discutez un peu avec lui, c'est un homme d'une simplicité et d'une gentillesse rares.
Vraiment, cet auteur mérite d'être plus connu, reconnu, lu !
Monsieur Cotard, à vous tout mon respect et mon amitié. Vous êtes doté d'un grand talent méconnu, en tout cas par tel qu'il le devrait. Je vous souhaite que ce fait change rapidement. Vous le méritez amplement !

John H, rencontré, entre autre, à la Foire du Livre de Bruxelles en 2017.
Mahdia Bahidja
  • 3. Mahdia Bahidja | 11/03/2018
rencontre avec cet aécrivain à la foire du livre de bruxelles. Sa gentillesse son respect (hijab) et la façon de nous parler de son livre, de son histoire, m'ont poussée à acheter son livre. Je regrette pas. Un livre accrocheur du début à la fin. je n'ai pas pu lacher son livre tellement j'avais hate de savoir ce qu'il allait encore arriver à ce petit garçon. puis à ce jeune homme, et enfin à cet homme. Quelle vie et que de souffrance a surmonter. quelle force, endurance et volonté à se tenir debout malgré les coups du sort. alors me retrouver en face de vous, maintenant que je connais votre histoire vous fais apparaitre pour moi comme un homme de coeur, un homme de paix plein d'humanité, et pour cause, vu par où vous êtes passé. vous avez tellement d experience a transmettre que Allāh ne peut etre qu'avec vous. Felicitation pour votre courage, votre simplicité, votre gentillesse. je recommande votre livre autour de moi, parce que c est une belle leçon de vie, de courage. choukran monsieur.
Thérèse.D
  • 4. Thérèse.D | 26/02/2018
J'aime le genre récits de vie. J'en ai lu beaucoup.Mais vous, Claude Cotard, permettez moi de vous appeler MONSIEUR !
Je vous ai rencontré vendredi, à la foire de Bruxelles, où je n'ai pas résistée à me procurer, après vous avoir écouté, votre livre, Inaccessible étoile.Quelle vie,quelle aventure et quelle leçon de courage ! Un parcours totalement atypique ! Et, il faut bien dire que vous les accumulez ! Vous avez tout connu. L'orphelinat, les maisons de correction. Le libertinage des années 70. Le milieu du grand banditisme.Sans jamais tomber du mauvais côté de la barrière. Digne enfant de votre parrain, Auguste Lebreton.
Et puis, il y a les femmes... Se retrouver marié à une femme qui n'existe pas, ça, il fallait le faire !
Avec vous le mot "résilience" prend toute son ampleur. Comment peut on encore se tenir debout après tout les orages que vous avez pris sur la tête depuis le berceau ? Comment avez-vous pu tenir sans finir, comme vous le prédisaient certains membres de votre famille, sur l'échafaud, tout au moins en centrale pénitentiaire ? Comment pouvez-vous aujourd'hui vous présenter devant moi, à ce stand, comme un homme d'une très grand gentillesse, à l'écoute, modeste même ? Après avoir lu votre livre, quasiment d'une traite, ce qui n'est pas si courant chez moi, je suis bien heureuse de ne pas l'avoir lu avant de croiser votre route à la foire. J'aurai été particulièrement impressionnée. Quelle leçon de vie !Quelle leçon pour moi, qui ai parfois tendance à me plaindre pour une multitude de chose dans ma vie. Mais, surtout, quel encouragement vous me donnez ! Je n'ai qu'un mot, encore sous le coup de l'émotion de la lecture de votre livre, qui mériterait qu'on en fasse un film, Merci Monsieur Cotard. De ce pas, je vais relire votre livre une seconde fois, le recommander autour de moi, en attendant la sortie de la suite, puisque vous m'avez dit que vous étiez en train de la rédiger. Nul doute qu'elle sera aussi prenante, passionnante, sans temps morts.Monsieur Cotard, je vous souhaite aujourd'hui une vie beaucoup plus calme, beaucoup plus paisible, dans la paix, dans l'amour. Mais, je pense que votre inaccessible étoile, vous l'avez trouvé ! Vous le méritez bien plus que la plupart des gens qui passent leur temps à se plaindre, à râler. Vous êtes un exemple. Merci Monsieur Cotard !
Jeannine
  • 5. Jeannine | 02/12/2017
Bouleversant ! Comment peut on tenir encore debout après un tel passé, une telle vie ?
Ai rencontrée cet auteur lors d'un salon du livre en Belgique.
Chevelure flamboyante, simple et modeste. Une grande simplicité et gentillesse pour un homme à qui il est arrivé plus souvent le pire que le meilleurs. Je reste admirative.
Son livre est prenant du début à la fin et on se demande quand les choses vont se calmer !
Je vous recommande son livre. C'est une oeuvre forte, passionnante, et enrichissante sur la résilience d'un homme de coeur, de valeur !
Bravo monsieur, respect !
Claude Cotard
  • 6. Claude Cotard | 22/05/2010
Bonjour Raymond.

Disons que ce n'est pas à l'ordre du jour. De plus, je ne vois pas bien qui ça pourrait intéresser, d'autant que, malgré plusieurs gardes à vue, je n'ai jamais été condamné, sinon à du sursis, et il y a déjà plus de 20 ans. Aujourd'hui mon casier judiciaire est vierge. Ce qui, je l'admets, ne veut pas dire grand-chose... Comme vous devez le savoir si vous avez été inspecteur principal, l'un des grands parrains de
Marseille, sur lequel on vient de faire un film, est arrivé à plus de 85 ans avec un casier vierge.Or moi, bien que fiché un temps au grand banditisme (ce fichier n'existe plus officiellement), je n'ai jamais été inquiété sérieusement. Donc, pas grande chose à raconter. Pas sous forme de biographie.Sous forme romancée peut être.
La plupart des gens que j'ai pu connaître ou croiser à l'époque sont aujourd'hui morts, en centrale, ou se sont refait une vie normale, traditionnelle. Pour la majorité, je n'ai plus eu de nouvelles depuis fort longtemps.Il faut dire aussi que je suis maintenant bien loin de ce milieu aussi, et cela depuis près de 20 ans.
De plus, puisque vous me dites avoir lu " Méloire d'un voyou ", dans un des derniers chapitres (Note de l’auteur) vous lirez ce que je pense du milieu traditionnel tel qu'il est devenu aujourd'hui.
Donc pour répondre à votre question, non, je n'ai pas en prévision de livre relatant mes activités précises de cette période, pas sous la forme que vous souhaiteriez.
J'espère malgré tout que vous resterez un fidèle lecteur.
Cordialement.

Claude
Raymond. A
  • 7. Raymond. A | 21/05/2010
Sachant que selon la disposition du Code de procédure pénale, les peines prononcées pour un crime (hold-up) se prescrivent après l’expiration du délai légal (20 ans, à compter de la date où les faits incriminés se sont produits) article 133-2 du code pénal, au terme duquel l’action publique ne peut plus être exercée, rendant de ce fait, toute poursuite pénale impossible.
Pensez-vous écrire une suite, voir un ouvrage dans laquelle vous seriez plus explicite sur vos diverses actions lors de votre incursion dans le milieu ?
Ça peut sembler être de la curiosité malsaine, mais je suis persuadé, après avoir lu votre biographie, mais également " Mémoire d'un voyou" que vous n'avez pas tout dis de cette période, de vos relations (et collaborations) avec des gens comme Jacques Mesrine ou bien d'autres. Que vous auriez beaucoup à raconter. En effet, ancien inspecteur de police, j'y ai retrouvé des allusions, des détails, sur des gens, des affaires auxquelles de loin ou de près j'ai contribué, hors la presse de l'époque n'a pas relaté certains de ces détails. Ce qui me donne fort à penser que vous en avez fait beaucoup plus que ce que vous en avez dit. Que vous avez participé de beaucoup plus près à certaines affaires (hold-up ou autre), que vous avez beaucoup mieux connu certaines personnes auxquelles vous ne faites qu'une allusion.
Aucun risque de narrer cette période avec davantage de précisions dans la mesure où il y aura prescription, d'où ma question.
En tout cas, bien écrit et très bien documenté (et pour cause probablement).
En tout cas, bonne continuation.
Claude
  • 8. Claude | 29/10/2008
Merci Natha et comme vous le constaterez, je me suis servis avec votre autorisation de votre commentaire pour rédiger le résumé du 4eme de couverture.
Je vous en remercie encore.
Amicalement

Claude
Natha75
  • 9. Natha75 | 27/08/2008
Je l'ai lu, magnifique et émouvant !
Claude, lancé dans le broyeur de la vie donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction.
Il souffre car la vie ne l'épargne
jamais vraiment.
Mais il ne se voit pas comme une victime. Il ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Il se bat pour exister. S'il tombe, il se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais il avance, toujours et encore.
Proche de la rupture, il puise au fond de lui même une énergie pour continuer.
Je vous recommande vraiment son livre!

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