L'inaccessible étoile

14 février 1945Répertoires Annuaires Canada

L'INACCESSIBLE ETOILE (réedition 2015)

 
L'inaccessible étoile 
Claude Cotard 
 

   Résumé :


Il y a ceux qui naissent une cuillère en argent dans la bouche.
Ceux sur qui se penchent les fées.
Et puis il y a les autres comme le petit Claudy.
Entre la DDASS et la maison de correction, il grandit comme une herbe folle portée par un vent mauvais. Il essaye de survivre dans un monde qu'il ne comprend pas, se demandant ce qu'il fait là.
Lancé dans le broyeur de la vie, il donne l'impression de toujours choisir la mauvaise
direction. Il souffre car la vie ne l'épargne jamais vraiment.
Mais il ne se voit pas comme une victime.
Il ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent
d'une rage de vivre envers et contre tout. Il se bat pour exister.
S'il tombe, il se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais il avance, toujours et encore.
Proche de la rupture, il puise au fond de lui même une énergie pour continuer.
Au bout du chemin, l'inaccessible étoile.
Il veut y croire, la trouver, alors il avance, à travers les orages et les tempêtes.
De sa naissance à ses 50 ans, parcourez avec lui la quête de l'inaccessible étoile.

«J’étais au milieu de la forêt, il y avait deux chemins devant moi, j’ai pris celui qui était le moins emprunté, et là, ma vie a commencé.

 
 


Extrait

À bien y regarder, tous mes amis, relations autour de moi, sont des voyous, susceptibles d’aller très prochainement en prison. Pour certains d’ailleurs, ce ne sera pas  la première fois, notamment Jean-Charles W, renommé pour ses cambriolages de châteaux, notoire en tout cas pour la brigade du grand banditisme.
Je fréquente  des bars ou l’honnête travailleur n’à pas ses entrées et je ne fais plus parti des visages inconnus  dans le milieu, tout au moins dans celui des artisans du mitan.
Je ne parle pas du nombre de mes gardes à vue à la police, sans jamais être condamné cependant, sinon une fois ou deux à du sursis. Bref, je suis dans un virage de ma vie.
Dans ma vie privée, j’ai l’impression que tout ce que je touche se brise entre mes mains.
Tous ceux que j’aime finissent par me fuir ou disparaître. Je finis par avoir peur de m’attacher, je désespère dans l’avenir d’une vie de famille pour moi, me demande même pourquoi je suis né!
Je suis  un bon à rien, capable de rien de bon, et je n’arrive pas à lutter contre cette nature, ma nature immorale, libertine, anarchique.
Bien sûr, ce n’est pas l’avis de mes compagnons de chantiers, même parfois de grands, tel ce caïd qui me promet un bel avenir un soir au bar du « Viking » au vu de mon sang froid et de mon flegme sur un chantier, au vu de ma mentalité, de mon œil exercé à repérer les flics en civil dans la rue ou en planque. Il ignore que c’est parce que je m’en fous un peu d’aller en taule, de me faire flinguer, mais que je me sens responsable de mes collaborateurs de chantiers, et surtout de mes attitudes que je dois garder vierges vis-à-vis de la mentalité des anciens voyous.


 

Disponible à la vente en cliquant sur la couverture

 

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Commentaires (4)

Claude Cotard
  • 1. Claude Cotard | 22/05/2010

Bonjour Raymond.

Disons que ce n'est pas à l'ordre du jour. De plus, je ne vois pas bien qui ça pourrait intéresser, d'autant que, malgré plusieurs gardes à vue, je n'ai jamais été condamné, sinon à du sursis, et il y a déjà plus de 20 ans. Aujourd'hui mon casier judiciaire est vierge. Ce qui, je l'admets, ne veut pas dire grand-chose... Comme vous devez le savoir si vous avez été inspecteur principal, l'un des grands parrains de
Marseille, sur lequel on vient de faire un film, est arrivé à plus de 85 ans avec un casier vierge.Or moi, bien que fiché un temps au grand banditisme (ce fichier n'existe plus officiellement), je n'ai jamais été inquiété sérieusement. Donc, pas grande chose à raconter. Pas sous forme de biographie.Sous forme romancée peut être.
La plupart des gens que j'ai pu connaître ou croiser à l'époque sont aujourd'hui morts, en centrale, ou se sont refait une vie normale, traditionnelle. Pour la majorité, je n'ai plus eu de nouvelles depuis fort longtemps.Il faut dire aussi que je suis maintenant bien loin de ce milieu aussi, et cela depuis près de 20 ans.
De plus, puisque vous me dites avoir lu " Méloire d'un voyou ", dans un des derniers chapitres (Note de l’auteur) vous lirez ce que je pense du milieu traditionnel tel qu'il est devenu aujourd'hui.
Donc pour répondre à votre question, non, je n'ai pas en prévision de livre relatant mes activités précises de cette période, pas sous la forme que vous souhaiteriez.
J'espère malgré tout que vous resterez un fidèle lecteur.
Cordialement.

Claude

Raymond. A
  • 2. Raymond. A | 21/05/2010

Sachant que selon la disposition du Code de procédure pénale, les peines prononcées pour un crime (hold-up) se prescrivent après l’expiration du délai légal (20 ans, à compter de la date où les faits incriminés se sont produits) article 133-2 du code pénal, au terme duquel l’action publique ne peut plus être exercée, rendant de ce fait, toute poursuite pénale impossible.
Pensez-vous écrire une suite, voir un ouvrage dans laquelle vous seriez plus explicite sur vos diverses actions lors de votre incursion dans le milieu ?
Ça peut sembler être de la curiosité malsaine, mais je suis persuadé, après avoir lu votre biographie, mais également " Mémoire d'un voyou" que vous n'avez pas tout dis de cette période, de vos relations (et collaborations) avec des gens comme Jacques Mesrine ou bien d'autres. Que vous auriez beaucoup à raconter. En effet, ancien inspecteur de police, j'y ai retrouvé des allusions, des détails, sur des gens, des affaires auxquelles de loin ou de près j'ai contribué, hors la presse de l'époque n'a pas relaté certains de ces détails. Ce qui me donne fort à penser que vous en avez fait beaucoup plus que ce que vous en avez dit. Que vous avez participé de beaucoup plus près à certaines affaires (hold-up ou autre), que vous avez beaucoup mieux connu certaines personnes auxquelles vous ne faites qu'une allusion.
Aucun risque de narrer cette période avec davantage de précisions dans la mesure où il y aura prescription, d'où ma question.
En tout cas, bien écrit et très bien documenté (et pour cause probablement).
En tout cas, bonne continuation.

Claude
  • 3. Claude | 29/10/2008

Merci Natha et comme vous le constaterez, je me suis servis avec votre autorisation de votre commentaire pour rédiger le résumé du 4eme de couverture.
Je vous en remercie encore.
Amicalement

Claude

Natha75
  • 4. Natha75 | 27/08/2008

Je l'ai lu, magnifique et émouvant !
Claude, lancé dans le broyeur de la vie donne l'impression de toujours choisir la mauvaise direction.
Il souffre car la vie ne l'épargne
jamais vraiment.
Mais il ne se voit pas comme une victime. Il ne s'apitoie pas sur son sort. Au contraire, son parcours, son histoire, témoignent d'une rage de vivre envers et contre tout. Il se bat pour exister. S'il tombe, il se relève. Ses rêves se heurtent à la réalité mais il avance, toujours et encore.
Proche de la rupture, il puise au fond de lui même une énergie pour continuer.
Je vous recommande vraiment son livre!

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