La rose et la rapière


 

La rose 1

Roman de cape et d'épée

 

Résumé !
 


Rodez, 1658
Une femme à l'air revêche se présente à l'orphelinat et offre de prendre en adoption la petite Aurore. Cela au nom d'un étranger, Salvatore Fabris.
La mère supérieure hésite quelques instants, puis confie l'enfant de 1 an à cette étrangère. À partir de ce moment, le destin de la fillette bascule.
Elle grandira dans le domaine de Caylus-Tarrides.
Que lui veut au juste ce Salvatore Fabris ? Ce maître d'arme italien, réputé, puisque c'est lui qui a souhaité cette
adoption. Lui qui l'entoure de tant de délicatesse et d'affection.
Lorsque Salvatore Fabris lui révélera une infime partie du secret qui le ronge depuis près de 17 ans, juste avant de
mourir, en 1674, l’orpheline aura du mal à croire que le destin lui sera enfin favorable.
Orpheline pour la deuxième fois, Aurore monte à Paris pour découvrir le secret qui se cache sous sa
naissance.

 

Extrait :

Sa demoiselle d'honneur était vraiment une perle ! Un bain, juste ce dont elle avait besoin.
Elle se mit à tout raconter à Soraya. Le charme, le sourire, le côté un peu timide. Son amie devait la prendre pour une folle.
Au début, Soraya avait fait une moue de reproche.
Mais maintenant elle s'était laissé atteindre par la joie d'Aurore.
Elles riaient comme deux sottes en parlant de Claude Alexandre de Luynes.
Puis Aurore lui apprit qu'elle était maintenant Baronne.
Soraya en laissa tomber la robe qu'elle tenait en main. Fit une grande révérence devant madame la Baronne.
Elles éclatèrent de rire.
Quelques minutes plus tard, Aurore était vêtue de sa chemise de nuit en lin pur quand elle entendit un bruit fracassant en bas des escaliers. Elle voulut se diriger vers l'origine du vacarme quand deux bras solides la ceinturère.
Elle eut beau se débattre, ce sont un homme, puis un troisième qui vinrent à la rescousse du premier.
Elle donna un magistral coup de pied entre les jambes d'un tas de graisse qui se plia en deux de douleur, mais elle sentit alors comme un choc sur la base de son crâne et le noir se fit complet.

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Commentaires (2)

Dominique CHEVALIER
  • 1. Dominique CHEVALIER | 19/12/2014

LA ROSE ET LA RAPIÈRE
De Claude COTARD

« La France… c’est aussi un oriflamme tendu vers le ciel, gonflé du vent chaud des batailles »

Être né dans la Ville royale de Saint-Germain-en-Laye tout comme le roi Louis XIV en 1638 honore mon existence Ton roman historique, La Rose et la Rapière, se déroule au cours de son règne et de celui de Louis XV. Cette épopée me réjouis, mon cher Claude, à l’idée de me plonger une fois de plus à travers tes écrits tant appréciés dans une période historique que je favorise particulièrement.

Grâce à toi, je vais vivre une aventure littéraire de cape et d’épée que j’affectionne tant au cinéma. Les premières lignes confortent mes propos car je me revois dans les fossés du Château de Caylus au côté du Chevalier Henri de Lagardère immortalisé en bossu par l’écrivain Paul Féval.

De nouveau, la botte de Nevers m’intrigue. En bon professeur, tu dévoiles les secrets de la passe d’arme impressionnante et fatale qui nourrissait mon imagination depuis les prestations cinématographiques de Jean Marais et de Jean Piat.

Ouvrage romanesque, trame fomentée d’intrigues et de mystère rendent tributaire le lecteur aux aventures de Melle Aurore Fabris de Laguyole. En compagnie de la Demoiselle au cours de sa quête de reconnaissance, nous rencontrerons des personnages hauts en couleur et toiserons la cour du Roi dans tous ses fastes et ses outrances.

Claude nous conte les détails croustillants du quotidien vécu sous le règne des Louis. Je me délecte de ces confidences acides relatives aux toilettes et ablutions des courtisanes et courtisans. Claude réalise un excellent exposé sur la Cour des miracles avec sa hiérarchie dominante en la personne du grand Chef-Coësre.

Il s’agit d’un genre de compagnonnage de la corruption nécessitant l’accomplissement de deux chefs-d’œuvre en matière de coupure de bourses pour en devenir un membre à part entière.

Tout n’était pas rose dans l’entourage de la Cour du roi. Claude nous le rappelle : prostitution, affaire des poisons. Tandis que le Roi jouait au billard avec Colbert, se perpétraient parmi le peuple des meurtres d’enfants au cours de messes noires, des profanations d’hosties, de la contrefaçon. A cette époque, également, l’habit ne fait pas le moine. Les sourds entendent, les muets parlent et les aveugles voient…

Derrière les apparats royaux régnaient la misère et la loi de la jungle.

Enfin Claude apporte la délivrance de nos esprits malmenés et dévoile l’identité d’Aurore. Un dénouement qui me ramène à Tadoussac, dans mon cher Québec, la nouvelle France de l’époque.

Un roman qui me touche par les similitudes culturelles de certains évènements nous rapprochant.

Bravo Claude.

Le 14 décembre 2014
Dominique CHEVALIER

Marie

Une écriture que j'aime bien, elle donne envie de connaître la suite et toute l'histoire.

Merci de partager ton talent avec nous.
Marie

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