Les larmes du Darfour

 

 

 

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Extrait (15 pages) visible sur le site ci-dessus.

 

 

En silence, tout comme il y a quatorze ans au Rwanda, se déroule le premier génocide du 21 ème siècle dans une région de l'ouest du Soudan, le Darfour.
La situation dans les camps de réfugiés au Darfour continue à être un enfer quotidien avec des viols et des tueries systématiques, sans parler de l'utilisation de l'arme de la faim sous forme d'entrave à l'aide alimentaire et de destruction de communautés entières.
Il y a 4,3 millions de victimes qui ont besoin d’assistance, dont 2,4 millions de déplacés internes. Et l’exode s’accélère. On dénombre 200 000 nouveaux déplacés au cours des six premiers mois de 2008.
Mais tout ne dépend hélas pas que des humanitaires. Depuis plusieurs années, l’ONU fait des efforts dans les négociations à tous les niveaux. L’objectif est l’arrêt des hostilités, le cessez-le-feu. Le problème dans ces négociations est de trouver un porte-parole commun pour tous les groupes armés. Les choses se compliquent encore si l’on sait que ce processus politique doit inclure aussi le Tchad et le Soudan.

Pour beaucoup d'habitants du Darfour, la mort, la torture, le viol est un risque quotidien et la justice internationale leur seul espoir.

 

 

EXTRAIT :

Elles ont peur du viol, mais peut-être plus encore « des conséquences du viol : le rejet ou l’impossibilité de se marier ». Un homme ne prendra pas une femme si elle n’est pas vierge dans cette société traditionnelle. Mais la victime de viol risque plus encore si elle tente d’introduire une plainte.
Elle doit faire la preuve qu’elle n’était pas consentante. Si elle y échoue elle risque d’être accusée d’adultère, un crime passible de la peine de mort au Soudan.
Un exemple rapporté par Elsa le Pennec, « officier des droits de l’homme » au Darfour pour les Nations Unies, revenue récemment de mission, illustre la triste situation.
Une adolescente est blessée en juin 2005, à la suite d’un viol collectif près d’un camp deréfugiés, aux alentours d’Al-Fachir (centre du Darfour).
Sortie de l’hôpital, elle se rend avec les enquêteurs sur les lieux de l’agression.
Ceux-ci ne trouvant pas de preuves du crime, concluent que les blessures sont dues au terrain et au temps. Malgré cela, et sans doute devant l’absurdité de cette conclusion, la procédure continue. Il s’avère alors que le viol a été commis par des militaires.
La jeune fille est soumise à une confrontation directe avec 300 soldats pour tenter de désigner ses agresseurs. L’enquête est ensuite transmise aux autorités militaires et se prolonge sans réel espoir d’aboutir.
Les femmes sont devenues, depuis le début des hostilités, le point d’équilibre des
familles en l’absence des hommes.
Ces viols risquent de déstructurer gravement les clans du Darfour.
Depuis le début du conflit du Darfour, des milliers de femmes ont été victimes de viols
systématiques perpétrés par les milices arabes et les soldats soudanais.
Une dérive épouvantable qui met ces pratiques au rang de véritables armes de guerre.
Une violation éhontée des droits humains.

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