Le bonheur

Le jeune homme est triste.

Mais il est où le bonheur ?
J'ai cherché dans le ciel, dans la mer, dans les airs. J'ai retourné chaque pierre.
Il y a si longtemps. Je ne sais même pas à quoi ça ressemble, se lamente t-il.
J'ai demandé autour de moi et reçu toutes sortes de réponses.

-Il est dans mon lit m'a répondu celle-ci, belle et fière gazelle.

Alors j'ai essayé. Mais non, ce n'était pas la. J'ai connu le plaisir furtif, physique, mais très vite je l'ai sentie s'éloigner, ça ne me suffisais pas.
Et j'étais triste.

-Il est dans la richesse et la puissance ! M'a répondu cet arriviste.

J'ai essayé à nouveau. Je suis devenu riche et puissant, mais je n'était pas heureux, il me manquait quelque chose.

-Mais non mais non, il est dans la possession m'expliqua ce collectionneur de futilités.
Regarde moi ! je collectionne les femmes, les biens matériels. j'accumule et je suis heureux.

J'ai testé. La satisfaction était là oui, chaque fois que je faisait une acquisition nouvelle, j'étais Satisfait mais pas heureux, pas spécialement.

Mais il est où le bonheur ?

J'ai pris des bateaux, des avions, des trains et parcouru le monde pour le trouver.
J'ai consulté les riches et les puissants, les rois et les princes.
Je fis le constat qu'aucun d'eux n'était vraiment épanouis, que tous cherchaient la même chose que moi.
Ni en Orient, ni en Asie, pas plus en Afrique, pas même en Europe. Personne ne pu m'apporter
le bonheur.
J'ai visité la grande pyramide de Khéops en Egypte, les jardins suspendus de Sémiramis à Babylone.
J'ai vu la statue chryséléphantine de Zeus à Olympie et le temple d’Artémis (Diane) à Ephèse.
J'ai été voir le mausolée d’Halicarnasse. J'ai demandé au colosse de Rhodes.
Vu le phare d'Alexandrie.
A l’exception de la grande pyramide, toutes ces œuvres ont été détruites.
Quelques sculptures du mausolée d’Halicarnasse et du temple d’Ephèse ont été retrouvées et
figurent au British Museum.
J'y ai trouvé Grandeur, beauté et prouesse technique mais pas le bonheur.

Mais il est où le bonheur ?

Alors j'ai été voir vers la Grande Muraille et la Cité Interdite de Chine, la Pétra en Jordanie, la Statue du Christ Rédempteur à Rio. J'ai été sur le Machu Picchu, puis au Chichén Itzá au Mexique. Ai découvert le Colisée, le Taj Mahal, l'Angkor Wat au Cambodge.
Je suis revenu chez moi, enrichis de savoir, de connaissances, mais sans avoir percé le secret du bonheur.
J'ai affronté des chaleurs torrides, des pluies et des tempêtes selon les continents, mais sans savoir davantage où se trouve le bonheur.
C'est fatigué que je me suis assis et j'ai commencé à observer.
Tous le monde coures le monde à la recherche du bonheur. Il semble que peu le trouve, où
confondent avec des joies passagères, des plaisirs fugaces.
Mais il est où le bonheur qui se cache si bien des hommes ?

-Des hommes ! Tu l'a dis bouffi !
Me dit un merle moqueur se posant sur la branche d'un olivier majestueux contre lequel je me
suis assied, dans l'herbe.

-Parce que toi le volatile tu sais où il est peut être ?

-Ne prends pas cet air sarcastique jeune homme ! Ça ne t'étonne pas que ce ne sois que vous les hommes qui le cherchez ce bonheur ? As-tu vu un oiseau, un poisson, un lapin, une vache, un âne chercher le bonheur ? Moi le seul âne que j'ai vu, c'est toi !

-Alors dis moi, si tu es si malin !

-Ouvre les volets qui te cachent la vue. Ouvre les écoutilles qui t'empêchent d'entendre, ôte ce manteau qui t'empêche de sentir et décris moi ce que tu vois !

Je m'efforce alors de faire ce que ce petit drôle me dis.

-Ce que je vois ? Une grande étendue, un champs de lavande. Le ciel bleu au dessus des oliviers vert, une femme qui dessine, tranquillement assise à l'ombre d'un pin parasol.
Ce que j'entends ? Les grillons, les oiseaux tes compères, le rire d'un enfant au loin.
Le chant d'une rivière proche.

-Approche toi un peu de cette femme qui dessine et va t'asseoir près d'elle, à l'ombre.

C'est ce que je fis, m'asseyant sur une vielle pierre, près de la femme aux cheveux blonds
et qui, après m'avoir adressé un sourire, s'éloigna vers sa maison, pour revenir peu après
avec une citronnade qu'elle posa près de moi.

Le merle se posa alors non loin de nous.

-Comment trouve-tu cette femme que tu regarde avec tant de douceur ?

-Délicieuse ...

-Comment te sens tu là ?

-Tellement bien !

-Tu vois, le bonheur, pas besoin d'aller le chercher au bout du monde ou chez les autres !
Pas besoin de dépenser des fortunes. Il te suffit d'apprendre à regarder, écouter, de sentir la vie autour de toi ! Le bonheur, il est en toi, c'est à toi de le laisser sortir de toi en laissant vivre tes sens.
Cette femme il y a des années qu'elle est ta voisine, et tu ne l'avais point vu jusque là !

Le jeune homme sourit. Il sourit de sa bêtise qui lui avait fais perdre un temps précieux.
Le bonheur était là, tout autour de lui. Il avait toujours été là, comme cette femme dont il avait tant rêvé et qui était là près de lui maintenant, cette femme qu'il ne quitterait plus jamais, parce que le bonheur, c'était elle, c'était lui, ici et maintenant.
Jamais plus il n'oublierai de regarder, écouter, sentir, respirer et toucher les choses et les êtres les plus simples qui l'entouraient. Il était là le bonheur.

Le jeune homme est heureux.

Texte protégé : Copyright-200
8 Cotard Claude : Tout droits réservé.

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Commentaires (1)

MELANIE
  • 1. MELANIE | 25/02/2009
LE TRUC TROP BIEN

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